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Hôtel Charavin à Avignon dans le Vaucluse

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hotel particulier classé

Hôtel Charavin à Avignon

  • Plan de Lunel
  • 84000 Avignon
Crédit photo : Marianne Casamance - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
84000 Avignon, Plan de Lunel

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1611-1617
Construction initiale
1663
Érection en duché
1793
Saisie révolutionnaire
1923
Modification architecturale
4 octobre 1932
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Vestibule et escalier : inscription par arrêté du 4 octobre 1932

Personnages clés

Louise d’Ancézune de Codolet - Fondatrice Fit construire l’hôtel entre 1611-1617.
Just-André-François d’Ancézune-Cadard - Duc de Caderousse Fief érigé en duché en 1663.
Philippe-Guillaume Gramont-Caderousse - Propriétaire révolutionnaire Hôtel saisi puis rendu.
John Hay of Cromlix - Comte d’Inverness Jacobite mort à l’hôtel en 1740.
Charles Édouard Stuart - Prétendant au trône Séjourna en 1748.

Origine et histoire de l'Hôtel Charavin

L’Hôtel Charavin, initialement appelé hôtel d’Ancézune puis hôtel de Gramont-Caderousse, fut construit entre 1611 et 1617 par Louise d’Ancézune de Codolet sur l’emplacement d’anciens jardins et d’une masure. Elle y fut inhumée en 1620 après avoir financé la chapelle des jésuites. L’hôtel passa ensuite à la famille de Grammont, qui hérita du fief de Caderousse, érigé en duché en 1663 par le pape Alexandre VII pour Just-André-François d’Ancézune-Cadard, proche de Louis XIV.

Au XVIIe siècle, l’hôtel accueillit des personnalités illustres comme le prince et la princesse de Conti en 1660, le cardinal de Bouillon en 1681, et le maréchal de France Jean d’Estrées en 1685. Il servit aussi de refuge à des Jacobites, dont John Hay, comte d’Inverness, mort en 1740, et Charles Édouard Stuart en 1748. Pendant la Révolution, l’hôtel fut saisi car son propriétaire, Philippe-Guillaume Gramont-Caderousse, était suspecté d’émigration, mais lui fut rendu après preuve de sa présence en France.

Vendu au début du XIXe siècle par le 7e duc de Caderousse, l’hôtel fut modifié en 1923 avec l’ajout d’un second étage. Son vestibule et son escalier, inscrits aux monuments historiques en 1932, témoignent de son prestige passé. Le porche aux lions et l’escalier monumental restent ses éléments les plus remarquables, symboles de son histoire aristocratique et politique.

Liens externes

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